AFP : les co-présidents du MRSL appellent à « une Europe politique »

Publié le mercredi 9 mai 2018

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Paris, 9 mai 2018 (AFP) – Sylvia Pinel et Laurent Hénart, les deux co-présidents du Mouvement Radical, fusion des ex-PRG et radicaux valoisiens, ont appelé mercredi à « une Europe politique », notamment avec un budget commun plus important et un gouvernement politique, dans une tribune transmise à l’AFP.
« Le bon sens désigne ce qui doit être apporté à l’Union qui n’y est pas encore, ou pas suffisamment », écrivent les deux responsables, en citant d’abord « la Défense, qu’aucun des pays européens ne peut garantir à lui seul ».
« Un budget commun plus important, autorisant la mise en oeuvre d’une politique financière venant compléter la politique monétaire », citent-ils ensuite, avant de prôner « un gouvernement politique, puisqu’il ne peut plus seulement s’agir de réguler le marché lorsque doivent se prendre des décisions qui touchent à la défense ou à la direction de l’économie communes ».
Mme Pinel et M. Hénart, en appelant à « un nouvel élan européen », exhortent par ailleurs à l »unification politique, sans laquelle il ne saurait exister de véritable Europe », après « six décennies d’une construction économique si savante qu’elle a fini par n’être plus comprise de personne ».
Les deux responsables radicaux, qui ont chacun été ministres – de Jacques Chirac pour M. Hénart, de François Hollande pour Mme Pinel – notent encore que « les emballements de la construction européenne jusqu’ici poursuivie, fondés sur l’approche économique du grand marché, n’ont pas suffisamment pris en compte (l)es différences » des États membres.
Ils déplorent ainsi que « l’interprétation démesurée du principe de libre concurrence (…) ne pouvait qu’engendrer le déséquilibre économique et la frustration sociale lorsque n’était pas assuré, en parallèle, le rapprochement des règles fiscales et des régimes de protection sociale ».
Dans cette tribune, les Radicaux proposent de porter à l’échelle européenne le futur service national universel voulu par Emmanuel Macron en France: il « permettra à chaque jeune européen de consacrer quelques mois dans le pays voisin, où il fera connaissance de ceux qui partagent le même destin », estiment-ils, en reprenant les principes du programme d’échange étudiant Erasmus.
A un an des élections européennes, le Mouvement radical doit décider dans les prochaines semaines s’il rejoint la future liste centrale voulue par La République en Marche ou s’il fait cavalier seul.
Soutiens « vigilants » du gouvernement se voulant indépendants de la majorité, les Radicaux tentent par ailleurs depuis plusieurs semaines de constituer un groupe à l’Assemblée nationale.

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