[Communiqué de presse] Pour une loi de programmation pluriannuelle de Sécurité intérieure

Publié le mercredi 17 juin 2020

La Sécurité est un principe constitutif de notre Pacte républicain. Toutes nos libertés sont assurées par la garantie du respect de cette notion qui touche à l’organisation de la Nation, à la paix publique, aux droits et aux libertés essentielles de chaque individu.

Le président du Mouvement Radical, Laurent Hénart, rappelle : « Ces dernières années, nos forces de sécurité intérieure (police nationale, gendarmerie, police municipale pour l’essentiel) ont été la « première ligne » face aux événements qu’a vécu la France au regard d’une pression opérationnelle inédite : le maintien de la menace terroriste à un niveau élevé, la radicalisation de la contestation sociale avec des manifestations d’ampleur attirant des groupes violents et pour finir la gestion quotidienne de la crise sanitaire du Covid-19. »

Les conditions dans lesquelles les agents des forces de sécurité intérieure, qu’ils soient policiers, gendarmes, policiers municipaux, agents pénitentiaires ou encore Sapeur-pompiers vivent et travaillent, peuvent provoquer un sentiment d’abandon. À cela s’ajoute un manque de moyens et l’inadéquation de ceux-ci pour la conduite de leurs missions, qui génère souvent une forme d’exaspération.

Le Gouvernement a pris la mesure de l’enjeu avec la prochaine sortie d’un Livre Blanc de la sécurité intérieure. Il s’agit de fonder le cadre de ce que doit être notre Sécurité à une perspective d’au moins 10 ans : l’organisation de nos forces ; les ressources humaines depuis la formation jusqu’à l’attractivité et la gestion des carrières ; l’articulation des structures dédiées à la sécurité (les acteurs publics et privés, étatiques et locaux) ; l’innovation et des nouvelles technologies.

Le Mouvement Radical/Social-Libéral demande la mise en place, dès l’automne, d’une loi de programmation pluriannuelle de Sécurité intérieure à l’image de celle mise en place par l’État pour ses forces armées. Il y a urgence.

Ainsi, le montant et l’affectation et la trajectoire des crédits de l’État en matière de sécurité seront sanctuarisées. La sécurité intérieure (police nationale, gendarmerie, sécurité civile et sécurité routière) totalisait 0,85 % du PIB en 2018. La Nation doit pouvoir consacrer progressivement les moyens nécessaires à cette priorité, en se fixant l’objectif minimum d’atteindre 1 % du PIB d’ici 2025.

Soyons à la hauteur des attentes des Français et des défis qui nous attendent. Une telle mobilisation se fera, certes, par des objectifs et des moyens renouvelés mais aussi et surtout en replaçant l’humain au cœur de l’action.

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