Pour un sursaut économique et stratégique pour la recherche !

Publié le mercredi 10 février 2021

Image vaccination

Les autorisations de mises sur le marché pour les vaccins contre la Covid19 se succèdent, et se ressemblent ! Bien que des talents français participent à ces prodiges scientifiques vaccinaux, ils s’expatrient. Et pour cause, le salaire moyen en début de carrière d’un chercheur français s’établit à seulement 63% du salaire moyen des pays de l’OCDE, et les crédits publics en recherche et développement (R&D) ont diminué de 28% entre 2011 et 2018 alors que dans le même temps ils augmentaient de 11% en Allemagne ou encore de 16% au Royaume-Uni.

Pour Gaëtan BLAIZE, Secrétaire National du Mouvement Radical en charge de la Recherche, de l’Enseignement supérieur et du Numérique « la France dispose d’un budget global public de la recherche beaucoup plus faible que nos voisins (2% du PIB contre 3% en Allemagne). Il est essentiel d’investir massivement pour réduire au plus vite cet écart. Pour cela, le Crédit Impôt Recherche, épinglé par la Cour des Comptes, doit être réformé et contrôlé pour financer l’innovation sur notre territoire, recruter plusieurs milliers de chercheurs et peser au niveau international. »

En France, la coopération est insuffisante entre la recherche publique et les biotechs/industriels pharmaceutiques. En 2017, la France se situait au 35e rang mondial du classement de la Banque mondiale dans ce domaine. Les traitements de demain utilisant des médicaments innovants, mais également avec la médecine personnalisée, seront portés par les biotechs, dont notre territoire français est riche de talents.

Pour Laurent HENART, Président du Mouvement Radical : « Le marché du capital versus risque est trop peu développé en France pour le secteur d’activité des biotechs qui nécessite un besoin en capital initial très élevé avec un risque d’échec considérable dû à la complexité des technologies innovantes. Alors qu’aux Etats-Unis, 82% du capital des biotechs est issu de fonds nationaux, pour la France le financement n’est que de 11%. La marge de manœuvre est considérable. Il faut que notre pays retrouve la volonté d’investir massivement avec des prises de risques en créant et soutenant financièrement un consortium d’acteurs publics, de biotechs et d’industriels dédiés à la recherche et à la production de médicaments innovants. »

Partager l'article